Quand notre lecture clinique risque de renforcer la polarisation :
Face à un couple, le praticien peut être touché, agacé, séduit, inquiet, ou spontanément plus sensible à la souffrance de l'un qu'à celle de l'autre. Ce n'est pas une faute : c'est une réalité clinique.
Mais si ces mouvements ne sont pas repérés, ils peuvent orienter l'écoute, rigidifier la lecture, ou renforcer la position d'un partenaire contre l'autre.
Dans cette master class, nous verrons comment la TCCI invite à une vigilance particulière : rester au service du lien sans nier les responsabilités individuelles, maintenir une impartialité active, et lire la circularité sans banaliser ce qui fait souffrir.
Au programme :
- Repérer les résonances du praticien face aux récits du couple.
- Identifier les moments où l’on risque de s’allier implicitement à l’un des partenaires.
- Comprendre la différence entre neutralité impossible et impartialité active.
- Lire la circularité sans minimiser les responsabilités individuelles.
- Découvrir comment la posture TCCI soutient une présence engagée, mais non partisane.
Plutôt que de viser une « neutralité absolue » illusoire, il s'agit de repérer les résonances, préférences implicites et mouvements contre-transférentiels susceptibles d'orienter la lecture clinique.
Objectif pédagogique
Repérer les biais fréquents du praticien et préserver une posture clinique ajustée.
Point de vigilance théorique
Le mot “biais” peut être trop général s’il donne l’impression que le thérapeute devrait être neutre au sens absolu. Une formulation plus rigoureuse serait : repérer les résonances, préférences implicites et mouvements contre-transférentiels susceptibles d’orienter la lecture clinique.