Tous les couples en crise ne relèvent pas de la psychopathologie.
Un couple peut traverser une période de conflit, de distance, de jalousie, de colère ou de désespoir sans pour autant être engagé dans une dynamique toxique ou dangereuse. La souffrance du lien ne signifie pas nécessairement que le lien est pathologique.
Mais certaines relations présentent une intensité particulière : alternance fusionnelle et destructrice, peur massive de l’abandon, jalousie envahissante, contrôle, emprise, manipulation, dépendance affective, sexualité compulsive, violence psychologique, domination, humiliation, confusion mentale, ou impossibilité répétée de réguler le lien.
Dans ces situations, le thérapeute de couple doit être particulièrement vigilant.
Il ne s’agit plus seulement d’aider le couple à mieux communiquer ou à comprendre son cycle relationnel. Il s’agit aussi de repérer ce qui, dans le lien, peut devenir désorganisant, aliénant, violent, addictif ou psychiquement dangereux.
Cette journée de formation propose aux praticiens des repères cliniques, relationnels et éthiques pour aborder ce que la TCCI nomme ici la psychopathologie du lien conjugal.
L’objectif n’est pas de poser un diagnostic sur le couple, ni d’étiqueter l’un des partenaires, mais de mieux distinguer une crise ordinaire, une dynamique dysfonctionnelle, une organisation limite du lien, une relation d’emprise ou une situation nécessitant une orientation spécialisée.
La formation abordera notamment les relations toxiques, la jalousie maladive, les dépendances affectives, les conduites sexuelles compulsives, les traits narcissiques destructeurs, les mécanismes d’emprise, ainsi que la perversion narcissique comme notion clinique discutée.
Nous travaillerons également les limites éthiques du travail de couple lorsque la sécurité psychique, émotionnelle ou physique d’un partenaire est compromise.
Public concerné : psychologues, psychopraticiens, gestalt-thérapeutes, hypnothérapeutes, conseillers conjugaux, thérapeutes de couple et professionnels de l’accompagnement souhaitant mieux repérer les dynamiques relationnelles à forte intensité psychopathologique dans le couple.
Objectif général : permettre aux praticiens d’acquérir des repères cliniques, relationnels et éthiques pour repérer les dynamiques conjugales à risque : emprise, toxicité relationnelle, jalousie pathologique, dépendances, sexualité compulsive, traits narcissiques destructeurs et organisations limites du lien.
Point de vigilance : en TCCI, l’enjeu n’est pas de poser des diagnostics psychiatriques sur les partenaires ou sur la relation, mais de repérer des mécanismes relationnels — domination, emprise, manipulation, contrôle, confusion, désorganisation — afin d’ajuster le cadre thérapeutique, de protéger le processus et d’orienter lorsque cela devient nécessaire.